Restauration ou reconstruction de ND de Paris.

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L’incendie de la cathédrale de Chartres en 1836; une expérience pour ND de Paris ?

Alors qu’il vient d’être décidé de refaire à l’identique la charpente et la toiture de la cathédrale N.-D. de Paris, Simon Cherner (Le Figaro) fait un point sur les choix en matière de réparation, lorsqu’il s’agit d’un monument historique, et en l’occurrence d’une cathédrale.

Faut-il « restaurer », rétablir l’édifice dans son état au moment de sa destruction, partielle ou totale (flèche de Viollet-le-Duc du XIXe, charpente de bois et couverture de plomb médiévales), ou dans un autre, plus ancien ; et si oui, lequel ?

Faut-il le « reconstruire », éventuellement avec de nouveaux matériaux (métal, béton, verre), voire opter pour de nouveaux partis-pris esthétiques ?

Simon Charner confronte deux exemples, celui d’une restauration, choix fait aujourd’hui pour N.-D. de Paris (incendie de 2018), et celui d’une reconstruction, choix fait au XIXe siècle pour N.-D. de Chartres (incendie de 1836).

Sur l’évolution de la notion de patrimoine et de protection d’un monument historique ; sur le choix d’une restauration et de la période à restaurer dans l’histoire du monument, il recueille, pour N.-D. de Paris, l’analyse de Jean-Michel Leniaud.

Jean-Michel Leniaud, auteur d’une thèse sur l’archéologue et architecte J.-B. Lassus, docteur d’État en droit, enseignant-chercheur, directeur de recherche à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes depuis 1990, est un spécialiste de l’architecture des XIXe et XXe siècles, des institutions artistiques et de l’histoire religieuse en rapport avec les arts, de la notion de « patrimoine » dans notre société.

Ancien directeur de l’École nationale des Chartes, chef de la division des affaires générales et de la protection des Monuments historiques (1983-1986), puis de la division du Patrimoine mobilier (1986-1990) au ministère de la Culture, Inspecteur en chef des Monuments historiques, membre de la Commission nationale des Monuments Historiques, de la Commission régionale du patrimoine et des sites d’Île-de-France, du Conseil scientifique de l’Institut national du patrimoine, président du Conseil scientifique de la Fondation La Sauvegarde de l’art français, membre du Conseil d’administration du Centre des Monuments nationaux, directeur de Publication des P.-V. de l’Académie des Beaux-Arts après 1811, rédacteur en chef de la revue Livraisons d’histoire de l’architecture, il est depuis 2017 président de la Société des Amis de Notre-Dame de Paris, et depuis 2020 membre du Conseil scientifique de l’établissement public chargé de la conservation et de la restauration de la cathédrale N.-D. de Paris.

Sur le contexte chartrain de l’incendie de la cathédrale en 1836 et de la reconstruction d’une charpente incombustible en métal, et pour l’illustration de son article, Simon Cherner s’entretient avec Juliette Clément ; directrice de Publication de la SAEL, qui prépare, avec le soutien de la DRAC, un ouvrage sur les incendies et reconstructions de la cathédrale de Chartres, et a publié l’article « Questions sur l’ancienne charpente de bois de la cathédrale de Chartres », d’une étudiante de M. Leniaud (Cahier SAEL 3-2017).

Juliette Clément, directrice de Publication de la SAEL

Accéder à l’article du Figaro Culture

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